Un nouveau CAP frigoriste est lancé pour contrer le manque de bras
Équipements performants cherchent (désespérément) frigoristes. Constatant la pénurie de techniciens qualifiés alors que la filière génie climatique a précisément besoin de renforts dans un contexte de déploiement des pompes à chaleur, de modernisation des systèmes de climatisation, d'exigences accrues en efficacité énergétique ou de réglementation des fluides frigorigènes, l'Atelier des chefs a lancé un nouveau CAP Installateur en froid et conditionnement d'air, ou IFCA.
Cette société, d'abord positionnée sur le marché des cours de cuisine, a élargi son périmètre d'activité aux formations certifiantes conduisant à des métiers en tension. Près de 20.000 étudiants auraient déjà suivi la trentaine de cursus proposés intégralement en ligne par cette structure se définissant à la fois comme un organisme de formation et comme un Centre de formation des apprentis (CFA).
Cursus intégralement en ligne
C'est donc maintenant au tour des métiers du froid de faire l'objet de ce diplôme d'État. D'après un communiqué de l'Atelier des chefs, "la formation s'appuie sur le référentiel officiel du CAP et couvre l'ensemble des blocs de compétences exigés à l'examen : préparation et organisation d'une intervention, réalisation et contrôle d'une installation, mise en service d'équipements, maintenance et communication professionnelle".
Le cursus propose plusieurs centaines d'heures de formation axées autour de modules techniques, tels que les schémas, les démonstrations étape par étape et les études de cas, ainsi que d'exercices pratiques et de mises en situation. En complément, "chaque apprenant bénéficie d'un coach dédié pour le suivi pédagogique et peut échanger avec un expert métier pour approfondir tous les aspects plus techniques", souligne l'organisme.
Complémentarité avec les CFA "traditionnels"
Celui-ci revendique une "démocratisation" des métiers du froid et tient à préciser que l'objectif de ce CAP "n'est pas de se substituer aux CFA traditionnels, mais bien de proposer une voie complémentaire, notamment pour les adultes en reconversion professionnelle, les actifs souhaitant changer de secteur, les candidats éloignés géographiquement d'un centre de formation et les profils de plus de 29 ans ne pouvant accéder à l'apprentissage classique".
Les élèves ayant validé la formation peuvent ensuite s'orienter vers des postes de technicien frigoriste, installateur en génie climatique, monteur en installations thermiques ou technicien de maintenance en froid et climatisation.
Autant de métiers où l'automatisation des tâches n'est pas encore au programme et où un savoir-faire manuel est toujours requis, selon le cofondateur de l'Atelier des chefs, Nicolas Bergerault : "Les métiers du froid sont au croisement de la transition énergétique et des besoins quotidiens des Français. Former des techniciens capables d'intervenir sur des équipements stratégiques, c'est contribuer concrètement à la performance énergétique de nos bâtiments".
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