ETAP parie sur le jumeau numérique pour accompagner l’essor des data centers
Les data centers auront besoin du jumeau numérique pour se déployer. C'est du moins ce que pense ETAP, la f
L’objectif est donc de faire travailler tous les acteurs sur une même base : "Les mêmes informations sont transportées d’un département à un autre, ils travaillent tous sur le même jumeau numérique". ETAP parle d’un jumeau numérique unique qui accompagne tout le cycle de vie d’un projet : conception, construction, ingénierie, opération, maintenance et optimisation. Cette solution "multidimensionnelle, augmentée par l’IA" repose sur des données opérationnelles en temps réel, des modèles de simulation et d’analyse, des configurations, des visualisations graphiques et l’historique des révisions.
Des data centers sous pression énergétique
Pour Guillaume Horreard, vice-président chargé de la réussite client (VP Customer Success), les AI factories posent deux défis majeurs : "l’accès à l’énergie" et la capacité à "gérer des pics de demandes". Selon les éléments présentés, la consommation électrique des serveurs d’IA devrait croître de 30 % par an d’ici à 2030, contre +9 % pour les serveurs traditionnels. "À chaque niveau critique, le jumeau numérique électrique devient essentiel", a-t-il souligné.
Cette approche doit notamment permettre d’éviter "un arrêt complet du data center" grâce à la maintenance prédictive. ETAP met aussi en avant son partenariat avec Nvidia. Son jumeau numérique intègre en effet Nvidia Omniverse, plateforme de jumeau numérique 3D, pour proposer une approche plus précise, "du réseau à la puce". L’objectif est d’obtenir davantage de granularité : "Avant, on avait des infos au niveau du rack ; maintenant, on a des infos à un niveau beaucoup plus fin".
Panneaux photovoltaïques et courant continu
Dans ce contexte, l’IA est aussi appelée à assister les utilisateurs, notamment avec des fonctions d’"auto-complete" pour le dessin de l’architecture électrique ou l’assistance à la conception. En France, la puissance installée nationale des data centers atteignait 714 mégawatts en 2024. Mais les AI factories changent d’échelle : Yohann Riffard, directeur France d'ETAP, a évoqué l’exemple d’une infrastructure pouvant atteindre 1 GW.
L’entreprise a aussi cité des cas d’usage français autour de la stratégie des data centers, de l’efficacité énergétique à l’ajout de panneaux photovoltaïques en passant par le suivi d’indicateurs comme le PUE (Power Usage Effectiveness, ou indicateur d'efficacité énergétique) et le DCIE (Data Center Infrastructure Efficiency, ou indicateur d'efficacité énergétique des centres de données).
Guillaume Horreard identifie pour sa part trois tendances : "Aller davantage vers le courant continu, réduire l’empreinte carbone et intégrer l’IA dans le jumeau numérique électrique". Pour Tanuj Khandelwal, le jumeau numérique permet surtout de "réduire les erreurs et omissions" et de vérifier les données à chaque étape. "Plus vite nous serons en mesure d'anticiper, plus nous pourrons réaliser des économies", a-t-il résumé.
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