Choose France : qui sont ces industriels de l'énergie qui ont décidé d'investir dans l'Hexagone ?

Par   Corentin PATRIGEON

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Publié le 2 juin 2026
© Compte LinkedIn de Danfoss
Le président-directeur général de Danfoss, Kim Fausing, au château de Versailles à l'occasion du 9e sommet Choose France.
ÉCONOMIE. Des fabricants en lien avec le génie climatique ont participé au sommet dédié aux investissements internationaux dans l'économie française. Ils ont annoncé consacrer plusieurs milliards d'euros à la modernisation de leur outil de production.

Ils étaient encore 200 chefs d'entreprises étrangères d'une cinquantaine de nationalités différentes réunis au château de Versailles ce 1er juin 2026 sous l'égide du président de la République Emmanuel Macron. À l'occasion de la 9e édition du sommet Choose France, destiné à attirer les investisseurs internationaux, plusieurs acteurs du génie climatique ont notamment annoncé des investissements dans l'économie tricolore.

Pour les convaincre, l'exécutif met en avant plusieurs réformes censées leur être favorables, à l'image de la PPE 3 (Programmation pluriannuelle de l'énergie), publiée en février dernier, qui consacre "l'électricité décarbonée grâce à la production nucléaire et à un développement massif des énergies renouvelables". Dans un contexte de transition énergétique et numérique, l'objectif était aussi de renforcer "les chaînes de valeur industrielles de l'énergie et de l'intelligence artificielle" dans l'Hexagone.

Danfoss veut contribuer au million de PAC installées par an

C'est visiblement chose faite puisque pas moins de 93 milliards d'euros d'investissements ont été annoncés, avec à la clé la création de 15.600 emplois, tous secteurs d'activité confondus. Dans le CVC, le suédois Alfa Laval, spécialisé dans les technologies d'échange thermique, de séparation et de gestion des fluides, devrait consacrer "près de 50 millions d'euros sur ses cinq sites de production en France pour la période 2026-2028".

Bioesol, basé au Mexique avec un pied à Grenoble, "prévoit de financer jusqu'à 200 millions d'euros pour des projets axés sur la transition et l'autonomie énergétique, et la résilience opérationnelle, à travers son modèle Energy as a Service (EaaS), permettant aux industries de déployer des infrastructures énergétiques localisées, dont un investissement direct de 40 millions d'euros". L'industriel Danfoss a lui aussi annoncé le déblocage de 10 M€ sur trois ans destinés à son site de Reyrieux (Ain), dédié aux composants des pompes à chaleur résidentielles, industrielles et tertiaires.

Une manière pour la société danoise de soutenir "directement l'objectif de la France d'installer plus d'un million d'unités par an d'ici à 2030", tel qu'annoncé dans le plan gouvernemental d'électrification des usages. Les capacités de production et de recherche et développement de l'usine devraient ainsi être renforcées pour tenter de suivre le rythme. Le portugais EDP, dont l'activité repose sur l'éolien, le solaire, le stockage par batteries et les infrastructures de réseau, fléchera pour sa part 1,3 Md€ d'ici à 2030 en direction de nouveaux projets.

Octopus Energy confirme la création d'une usine... sous conditions

Outre-Rhin, l'entreprise allemande Enertrag, qui se concentre sur les systèmes électriques pilotables, a annoncé 1,1 Md€ d'investissements d'ici à quatre ans en faveur de nouvelles infrastructures énergétiques. "Le programme prévoit la mise en service d'au moins 100 mégawatts par an de nouvelles capacités renouvelables et de stockage par batteries, incluant notamment des configurations hybrides conçues pour renforcer la flexibilité du système électrique", détaille le Gouvernement.

El Sewedy, fabricant égyptien de produits électriques, câbles et transformateurs, ouvrira une entité juridique à Paris, "choisie comme pôle stratégique en raison de son environnement commercial très favorable, tant vers l'Europe que vers l'Afrique francophone". Le britannique Octopus Energy, qui a déjà fait parler de lui lorsqu'il a annoncé, le jour où Emmanuel Macron recevait l'Équipe de France de l'électrification à l'Élysée, la création d'une usine de PAC en France, a réitéré son souhait d'investir "jusqu'à 150 M€" à cette fin, mais "dès lors que les volumes d'installation de pompes à chaleur se matérialiseront".

Il devrait par ailleurs répondre à l'appel à projets bientôt lancé par l'exécutif sur les offres intégrées visant à massifier les PAC, affirmant sur ce point vouloir, "avec ses partenaires installateurs, déployer 10.000 des PAC" Cosy sortant de ses chaînes de production "dans les 12 prochains mois, sur tout le territoire". Enfin, le spécialiste italien des câbles et systèmes pour l'énergie et les télécommunications, Prysmian, consacrera 28 M€ à ses cinq sites localisés dans les Hauts-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes, dans le Grand Est et en Bourgogne-Franche-Comté.

"Cet investissement vise à renforcer les capacités de production du groupe, notamment dans les câbles électriques à haute technologie, afin de répondre aux besoins liés à la transition énergétique, au nucléaire, aux infrastructures numériques et au secteur aéronautique", précise l'exécutif.


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