Logement : le chauffage à base de biogaz franchit un cap symbolique

Par   Corentin PATRIGEON

Actualités
Publié le 20 mai 2026
© iStock/brizmaker
Une chaudière à gaz équipant un logement.
RENOUVELABLES. Bénéficiant visiblement d'une image favorable à la décarbonation et à la souveraineté énergétique, les molécules "vertes" auraient de plus en plus la cote auprès des ménages renouvelant leur système de chauffage.

Le biogaz fait de plus en plus d'émules. Bénéficiant visiblement d'une image favorable à la décarbonation et à la souveraineté énergétique – 9 Français sur 10 en ont une opinion positive, selon une étude Ipsos BVA publiée en début d'année –, les molécules renouvelables seraient de plus en plus choisies par les ménages pour leur chauffage, dans la lignée des collectivités intégrant les molécules renouvelables à leurs flottes de véhicules.

D'après GRDF, qui se base sur les déclarations des fournisseurs, plus d'un million de clients ont souscrit un contrat gaz "vert", le phénomène étant facilité par le fait que les foyers déjà raccordés au gaz naturel n'ont pas besoin de changer d'équipement pour consommer des molécules renouvelables, et par le fait qu'une vingtaine de fournisseurs proposent des contrats "intégrant jusqu'à 100 % de biométhane".

Objectif : 20 % de gaz "verts" dans les réseaux en 2030

La filière souligne en effet que la France s'impose déjà comme le premier producteur de biométhane sur le continent européen, avec 16 térawattheures de capacités de production, "soit l'équivalent de la puissance de près de 3 réacteurs nucléaires". Elle se félicite par ailleurs que les pouvoirs publics viennent de publier la consultation visant à définir la trajectoire des certificats de production de biogaz, ou CPB, au-delà de 2028 et jusqu'en 2035.

"Ce mécanisme entré en vigueur le 1er janvier 2026 impose aux fournisseurs de gaz une obligation de production de biogaz. Il vient en complément du tarif d'achat soutenu par l'État et instauré dès 2011 pour accélérer le développement de la méthanisation", explique le gestionnaire du réseau de distribution de gaz, qui compte près de 11 millions de clients.

Sa directrice générale, Laurence Poirier-Dietz, estime que "cette consultation et le décret qui suivra sont des prérequis pour assurer le maintien de la dynamique remarquable des gaz verts en France". L'entreprise s'est fixée pour objectif d'injecter 20 % de gaz "verts" dans ses 209.000 km de réseaux en 2030, un chiffre aligné avec la PPE 3 (Programmation pluriannuelle de l'énergie) qui vise pour sa part 44 TWh/an de biométhane.


Actualités

Sélection produits