Interclima : la filière demande à "allier l'ensemble des technologies bas-carbone"
Industriels, distributeurs, artisans : les représentants de l'ensemble des acteurs de la chaîne de valeur du génie climatique ont procédé à la symbolique coupure de ruban pour inaugurer le salon Interclima, qui se tient jusqu'au 1er octobre à la Porte de Versailles, à Paris. Si l'unité de la filière ne fait guère de doute, la conjoncture est néanmoins loin de rassurer les professionnels.
"Le 1er semestre 2026 est encore assez difficile pour le CVC. Les équipements sont disponibles en neuf comme en rénovation, malheureusement le neuf souffre d'un très fort déficit en volumétrie, et la rénovation souffre d'un manque d'accompagnement, même si l'émergence de l'enjeu de confort d'été nous a permis de bénéficier de quelques signaux positifs", décrypte Stanislas Lacroix, le président d'Uniclima, le groupement des industries thermiques, aérauliques et frigorifiques.
Le contexte international n'aide évidemment pas... et le plan d'électrification suscite, pour le moins, des réserves. "La situation géopolitique et les prix de l'énergie mettent un coup d'inquiétude, voire un coup d'arrêt sur le renouvellement des systèmes. Mais migrer vers des solutions électriques a un coût d'investissement plus important."
"L'hybridation fait partie des solutions"
Une fois de plus, celui qui est aussi président-directeur général d'Aldes demande aux pouvoirs publics de ne plus changer de cap en permanence : "Nous sommes sur des cycles de décision longs, c'est pourquoi nous appelons à des engagements longs, pas des changements au bout de 12 mois, et si des changements doivent être faits, que la filière ait le temps de s'organiser".
Alors que les six premiers mois de 2026 ont été marqués par une chute des chaudières gaz et de la ventilation, et que le bois-énergie comme le solaire thermique ne vont pas non plus dans la bonne direction, Stanislas Lacroix exhorte le Gouvernement de ne pas se focaliser sur une seule technologie.
"Il faut allier l'ensemble des technologies à faible poids carbone. On a largement la capacité de répondre à l'enjeu du million de PAC, mais l'hybridation fait partie des solutions qu'on peut apporter, qui a sa place dans les cas d'usages de la rénovation. Des systèmes peuvent aujourd'hui accueillir des biocombustibles. Nous sommes donc déçus que cela soit balayé aussi rapidement. Le bâtiment étant protéiforme, il faut que nous soyons capables de proposer un ensemble de technologies."
"La bonne énergie est celle qui est la plus sobre"
Ainsi rejoint par son collègue de la FFB (Fédération française du bâtiment),
D'après Stanislas
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