Sur EnerJ-Meeting Lyon, la PAC était sur toutes les lèvres
L'heure est à la pompe à chaleur. Depuis la présentation du plan d'électrification des usages et son corollaire pour le bâtiment, la massification de la PAC, cette technologie est au cœur des discussions, que leur ton soit positif ou négatif. L'édition 2026 d'EnerJ-Meeting Lyon, la Journée de l'efficacité énergétique et environnementale du bâtiment organisée par Batiactu Groupe (propriétaire d'XPair) au Palais de la Bourse de la Capitale des Gaules, n'y a donc pas échappé.
Avec 2.000 participants au compteur, l'évènement a une nouvelle fois donné l'occasion aux maîtres d'ouvrage, bureaux d'études, installateurs et autres spécialistes de la performance du bâti d'assister à de nombreuses conférences. Au programme : décret tertiaire, RE2025-28-31, rénovation énergétique avec l'objectif 2050, hors-site, matériaux bio et géosourcés, gestion de l'eau, confort d'été dans des villes à 50 °C, qualité de l'air intérieur...
Une prépondérance de la PAC qui interpelle
Mais l'évènement a donc aussi été marqué par les enjeux autour de l'incontournable PAC, à l'image du lancement de l'AMI (appel à manifestation d'intérêt) du CEPAC (Centre d'expertise de la pompe à chaleur), émanation de l'AFPAC (Association française pour la pompe à chaleur). Dans les allées du salon, les discussions avec les visiteurs contrebalançaient cependant l'enthousiasme général autour de la solution électrique, en laissant la place à quelques interrogations.
Certains jugent ainsi dommageable de focaliser les débats sur un seul vecteur de décarbonation et d'oublier le rôle que peuvent jouer d'autres technologies matures comme l'adiabatique ou la géothermie. Les entreprises d'isolation qui exposaient à la même occasion ne diraient probablement pas autre chose. Sans oublier les adhérents de l'association France Gaz, qui se sont récemment étranglés de voir les molécules renouvelables à leurs yeux trop ignorées par les pouvoirs publics.
Les fabricants de GTB présents symbolisaient quant à eux une autre tendance révélatrice : bien dimensionner, bien installer – ou bien remplacer – un système est une chose, encore faut-il aussi bien savoir s'en servir. Une optimisation bienvenue à l'heure de la nécessaire sobriété énergétique, et facilitée par le traitement de la data que peut offrir l'intelligence artificielle... sous supervision humaine, préciseront les experts de la régulation.
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