SNBC 3 : les installateurs et mainteneurs font entendre leur voix dans la consultation publique

Par   Corentin PATRIGEON

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Publié le 6 juillet 2026
© iStock/yunava1
Un chantier de rénovation énergétique impliquant le remplacement d'une chaudière à gaz.
ACTEURS. Dans le cadre de la consultation publique sur le projet de troisième Stratégie nationale bas-carbone, le Syndicat national des entreprises de maintenance en génie climatique a fait part de sa contribution pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

Les installateurs et mainteneurs ont aussi leur mot à dire dans le débat sur l'atteinte de la neutralité carbone en 2050. Alors que se poursuit la consultation publique sur le projet de troisième Stratégie nationale bas-carbone, le Syndicat national des entreprises de maintenance en génie climatique (Synasav) a fait part de sa contribution à cette réflexion stratégique.

Sans surprise, celle-ci consiste à braquer les projecteurs sur la maintenance professionnelle des équipements CVC des bâtiments, un levier présenté comme complémentaire au renouvellement progressif du parc installé et à l'amélioration de la performance énergétique et environnementale du bâti.

"Un équipement performant sur le papier ne garantit pas, à lui seul, une performance réelle dans la durée. Cette performance dépend notamment de la qualité de conception, du dimensionnement de l'installation, de la qualité de mise en oeuvre, de la qualité de la mise en service, de la qualité de l'exploitation et de la maintenance régulière, et des usages effectifs des occupants", peut-on lire dans la contribution du Synasav.

"Mieux distinguer les performances théoriques des performances en exploitation"

En partant de ce principe, "la SNBC gagnerait ainsi à mieux distinguer les performances théoriques des performances réellement obtenues en exploitation". D'autant plus que les bénéfices d'une maintenance en bonne et due forme s'appliquent à l'ensemble des technologies et des énergies mises en oeuvre, souligne encore le syndicat.

"Dans une logique d'analyse en coût global et de prise en compte du cycle de vie des équipements, la maintenance constitue ainsi un investissement participant pleinement aux objectifs de sobriété et d'efficacité énergétique", juge-t-il. Et d'enfoncer le clou sur son souhait de "neutralité technologique et énergétique", en invitant les pouvoirs publics à "privilégier les résultats environnementaux recherchés plutôt que prescrire une technologie particulière" – en référence au plan d'électrification du bâtiment et à la massification de la pompe à chaleur voulue par l'État.

Enfin, le Synasav conditionne la décarbonation du secteur du bâtiment à la formation et à la qualification de professionnels suffisamment nombreux, mais également à la possibilité de réparer les équipements et à celle de se fournir en pièces détachées et en documentations techniques afférentes. "La transition bas-carbone ne repose pas uniquement sur le remplacement des équipements. Elle dépend également de leur capacité à délivrer, pendant toute leur durée de vie, les performances attendues", conclut le syndicat dans son texte envoyé au ministère.


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