Quelles sont les solutions de rafraîchissement adiabatique disponibles sur le marché français ?

Le rafraîchissement adiabatique, ce n’est pas de la climatisation. Il ne peut pas garantir une température et une hygrométrie intérieures, mais il permet d’abaisser la température des locaux de 10 à 12 K par rapport à la température extérieure.
Le rafraîchissement adiabatique utilise le principe de l’évaporation pour réduire la température de l’air. L'évaporation de 1 m³ d'eau offre une puissance de refroidissement exceptionnelle de 695 kWh ; sous nos latitudes, l’humidité relative de l’air extérieur baisse quand sa température augmente, donc plus il fait chaud, plus le rafraîchissement adiabatique est efficace.
Le processus se déroule en cinq étapes :
- de l’air chaud et sec traverse un filet d’eau,
- l’air chaud provoque l’évaporation d’eau dans le filet,
- la chaleur nécessaire à la vaporisation d’eau est extraite de l’air,
- l’air se refroidit après en traversant le filet d’eau,
- l’air en sortie est plus frais et plus humide.
Deux technologies non exclusives l’une de l’autre sont disponibles :
- le rafraîchissement adiabatique direct quand l’air humidifié et refroidi est directement soufflé dans l’ambiance,
- le rafraîchissement adiabatique indirect où l’air refroidit passe par un échangeur qui évite tout contact direct avec l’air soufflé dans l’ambiance, et ne modifie donc pas son humidité relative.
Le caisson adiabatique indépendant pour les locaux de grand volume
© Pascal Poggi pour XPair
Le caisson indépendant Adiabox Wetbox WFP 16000 de Bluetek affiche une puissance électrique absorbée de 1,5 kW et une puissance frigorifique de 58 kW pour un air extérieur à 36 °C avec 30 % HR, soit un EER (Energy Efficiency Ratio, l’équivalent du COP en mode froid) de 39 pour son caisson adiabatique. Ces conditions – une température d’air élevée (36 °C) et un air extérieur plutôt sec (HR = 30 %) – sont à l’avantage de la technologie adiabatique. © Pascal Poggi pour XPair
Enfin, Hoval commercialise son caisson TopVent SH avec système adiabatique. Ce caisson, d’un débit d’air de 7.000 m³/h en rafraîchissement (9.000 m³/h en chauffage), atteint une puissance froid de 24 kW, pour une consommation d’eau de 250 l/h à puissance nominale. Ce qui permet de ventiler environ 660 m². Dantherm offre sa gamme Biocoll BIO 30AV.
Un échangeur adiabatique sur l’air extrait dans une CTA
Dans une CTA adiabatique, on trouve deux échangeurs : l’échangeur classique alimenté en eau glacée ou connecté en expansion directe à un module extérieur, et un échangeur adiabatique. En cas de besoin de rafraîchissement, l’échangeur adiabatique se met en route en premier, puis sollicite l’appoint de l’échangeur classique lorsque la puissance froid adiabatique ne couvre plus les besoins et s’efface complètement lorsque les besoins de froid ne permettent plus son fonctionnement (demande d’une chute de température trop importante…).
Aldes propose des échangeurs adiabatiques pour ces CTA double-flux Vex500 (échangeur à plaques contre-flux), Vex700 (rotatif haut rendement) et la nouvelle Vex1000RS, ultra-compacte. ETT propose six CTA avec échangeur adiabatique intégré et deux kits adiabatiques pour compléter une CTA existante : X-RCam+ Adia et le kit Adia.
Ajouter un kit adiabatique consiste à monter un échangeur adiabatique sur la veine d’air extrait d’une CTA double-flux. L’échangeur adiabatique rafraîchit l’air extrait qui échange sa fraîcheur avec l’air neuf dans l’échangeur de chaleur de la CTA. Bluetek propose ses échangeurs Adiabox NFG.
Refroidir l’air entrant dans les groupes froids, les aéroréfrigérants et les condenseurs à air extérieurs
Cette première technologie est couramment proposée depuis déjà une dizaine d’années par de nombreux fabricants. Elle est disponible sous forme d’appareils neufs remplaçant des systèmes existants chez Lu-Ve, chez Güntner avec son offre V-Shape Vario, chez Jaeggi avec ADC High Density, chez Jacir avec ses gammes Topaz Neo et ses condenseurs adiabatiques Onyx et Onyx-Safe. Mais aussi sous forme de medium adiabatique qui s’ajoute à l’appareil existant chez Oxycom, avec ses coussinets adiabatiques Oxyvap.
L’invention française du générateur adiabatique mural
Il ne possède pas d’unité extérieure et fonctionne sans fluide. Son esthétique est imaginée pour le logement. Pendant l’été, son mode Éco est généralement suffisant pour maintenir une température confortable en dessous des seuils fixés par la norme RE2020 : 26 °C la nuit et entre 26 °C et 28 °C le jour.
© Caeli Énergie
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