L'État renforce ses aides au bâtiment face à la hausse des prix du carburant
La crise énergétique provoquée par la guerre en Iran risquant de s'installer, le Gouvernement a décidé de renforcer les aides au carburant déjà mises en place pour soutenir les professionnels du bâtiment. Lors d'une conférence de presse organisée ce 21 mai, le Premier ministre Sébastien Lecornu a détaillé ces changements, aux côtés des ministres de l'Énergie, Maud Bregeon, des PME, Serge Papin, de l'Économie, Roland Lescure, ou encore des Comptes publics, David Amiel.
"Cette guerre, d'une manière ou d'une autre, va durer. Soit de manière froide, soit par une reprise du conflit", a prévenu le locataire de Matignon, selon France Info. L'exécutif envisage ainsi plusieurs scénarios économiques et souhaite "donner une perspective" aux entreprises en adaptant les dispositifs de soutien publics.
Prorogation "pour trois mois" de l'aide au BTP
Les professionnels du génie climatique, à l'image des installateurs, sont notamment confrontés à la flambée des prix à la pompe. Ils pourront compter sur la prorogation "pour trois mois", donc jusqu'à la fin du mois d'août, de l'aide propre au secteur du BTP, déjà en vigueur depuis plusieurs jours.
Toujours d'après nos confrères citant Serge Papin, ce dispositif sera par ailleurs élargi "à partir du mois de juin" à environ 20 centimes d'euro par litre de gazole non routier (GNR) pour les entreprises de moins de 50 salariés, contre 20 jusqu'à présent.
Hausse et assouplissement de la prime carburant employeur
En outre, les pouvoirs publics ont acté le doublement du plafond de la prime carburant employeur, qui passe ainsi de 300 à 600 €. Cette aide exonérée de contributions sociales et fiscales peut être versée par les employeurs à leurs salariés, sur la base du volontariat.
Ses modalités sont également assouplies : ne concernant jusqu'alors que les salariés ne disposant pas de transports en commun, ce conditionnement prend dorénavant fin. "Les critères d'attribution seront supprimés (...). Il n'y a plus besoin de fournir des justificatifs", a indiqué l'exécutif, relayé par France Info.
Le coût de ces mesures pour les finances publiques s'élève désormais à environ 1,2 milliard d'euros, selon le chiffrage officiel. "Les aides doivent être ciblées, temporaires et financées", a souligné David Amiel.
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