Les diagnostiqueurs immobiliers ripostent et dénoncent un "DPE bashing"

Par   Corentin PATRIGEON

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Publié le 22 janvier 2026
© iStock
Illustration d'un projet de rénovation énergétique visant à améliorer le DPE d'un logement.
ACTEURS. L'Alliance du diagnostic immobilier fustige, à ses yeux, un "traitement à charge" du diagnostic de performance énergétique et du métier de diagnostiqueur immobilier qui aurait été véhiculé dans l'actualité récente.

Les diagnostiqueurs immobiliers disent "stop". Dans un communiqué, leur alliance professionnelle fustige un "DPE bashing", notamment relayée, selon elle, par l'étude de la jeune pousse Krno parue en décembre, ainsi qu'un "traitement journalistique à charge du métier de diagnostiqueur immobilier".

Pour rappel, la deuxième édition de l'Observatoire de la fraude au DPE publié par la start-up avait épinglé une progression constante des documents frauduleux depuis 2021. Après avoir épluché chaque semestre les DPE enregistrés sur la base de données de l'Ademe (Agence de la transition écologique), elle avait estimé que 3,4 % des DPE étaient erronés, particulièrement pour des logements étiquetés E, F ou G, qui seront progressivement interdits à la location d'ici à 2034.

L'Alliance du diagnostic immobilier y voit pour sa part "une lecture orientée des données ainsi qu’un conflit d’intérêts manifeste, le modèle économique de Krno reposant précisément sur la remise en cause de la fiabilité du DPE afin de commercialiser ses analyses et services".

Des chiffres "infondés" pointés du doigt

Quant aux chiffres "infondés" et "en totale contradiction avec les données officielles" des seuils E, F et G, elle avance "des ajustements parfaitement légitimes et strictement conformes à la méthode réglementaire, liés notamment à la transmission tardive d’informations par les propriétaires ou à la réalisation d’investigations complémentaires, et non à des pratiques frauduleuses".

Considérant ainsi être "injustement" mise en cause, la profession rappelle qu'elle est "l'une des plus encadrées et contrôlées" et assure collaborer "avec les pouvoirs publics et les acteurs de l’immobilier afin de renforcer la qualité et la bonne compréhension du DPE, dans l’intérêt général". Ce dernier a fait l'objet d'une réforme, annoncée à l'été 2025 et entrée en vigueur au 1er janvier 2026, abaissant le coefficient de conversion de l'électricité utilisé dans son calcul.

Le texte, qui vise à moins pénaliser les logements chauffés à l'électricité face aux habitations se chauffant au gaz, avait fait grand bruit dans le secteur. Les services statistiques du Gouvernement ont eux-mêmes estimé que cette modification permettrait à 700.000 logements étiquetés comme passoires énergétiques de sortir des catégories F et G.


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