La sobriété énergétique s'installe petit à petit dans le commerce et la distribution

Par   Corentin PATRIGEON

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Mis à jour le 26 mars 2026
Publié le 26 mars 2026
© iStockSeventyFour
Les supermarchés font aussi partie des établissements tertiaires concernés par les obligations réglementaires de baisse de la consommation d'énergie.
TERTIAIRE. En collaboration avec Enedis, la fédération technique du commerce et de la distribution, Perifem, a annoncé le résultat des mesures de sobriété énergétique menées depuis 2022 par les enseignes et centres commerciaux. Les crises énergétique et climatique ont logiquement imposé du changement.

Face aux enjeux économiques, énergétiques et environnementaux, le secteur du commerce et de la distribution adapte sa consommation d'énergie. En lien avec Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité, Perifem, la fédération technique de la filière, a annoncé le résultat des mesures de sobriété énergétique menées depuis 2022 par les enseignes et centres commerciaux.

En trois ans, ces acteurs ont donc baissé de 15 % la consommation d'énergie électrique de leurs sites en se basant sur le protocole qu'ils avaient unanimement adopté lors de la crise énergétique provoquée par la guerre russo-ukrainienne. Comme le rappelle Perifem, "le protocole reposait sur des mesures concrètes, notamment : baisse du chauffage, limitation de l'éclairage avant l'ouverture, fermeture des portes extérieures ou extinction des enseignes lumineuses à la fermeture des magasins".

Autant d'actions qui semblent donc avoir porté leurs fruits, dans la foulée de la fermeture des meubles frigorifiques qui avait déjà permis, à elle seule, de réaliser près d'un quart d'économies sur la facture d'énergie des sites commerciaux. Après une première réduction de 10 % de la consommation d'énergie en 2023, cette nouvelle diminution démontrerait donc une continuité dans les efforts entrepris par les enseignes du commerce et de la distribution.

Pilotage énergétique

Celles-ci assurent poursuivre leur démarche via "la modernisation des équipements, l'amélioration du pilotage énergétique des bâtiments et des usages, la diffusion des bonnes pratiques dans les magasins et la formation des équipes aux gestes de sobriété". La tendance pourrait donc encore se confirmer alors que les professionnels cherchent à tirer vers le bas leurs factures d'énergie et à remodeler leur approvisionnement énergétique, au moment où la guerre au Moyen-Orient embrase de nouveau les marchés des combustibles fossiles et des matériaux.

D'après la fédération, la précédente flambée des prix de l'électron aurait "bouleversé l'équation économique" de la filière, dont les factures pèseraient parfois jusqu'à "30 % du résultat net dans la distribution alimentaire". De même, le secteur tertiaire doit se conformer aux obligations réglementaires qui lui imposent de réduire son empreinte carbone.

"Dans un contexte de forte volatilité des marchés de l'énergie, la sobriété énergétique n'est plus seulement une réponse à la crise. Elle est devenue un levier stratégique pour le commerce", affirme Bertrand Swiderski, le président de Perifem. "Ces efforts sont essentiels pour réduire l'empreinte carbone du secteur, sécuriser l'approvisionnement énergétique et préserver l'équilibre économique des entreprises."


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