La pompe à chaleur majoritairement envisagée par la population, d’après une étude

Par   Corentin PATRIGEON

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Publié le 21 janvier 2026
© iStock/welcomia
Une unité extérieure de pompe à chaleur.
EN CHIFFRES. Pour son édition 2025, l’étude de l’Observatoire international climat et opinions publiques a sondé 23.500 personnes sur les enjeux de la transition énergétique. La Pac y apparaît comme le premier mode de chauffage envisagé en rénovation.

La majorité de nos compatriotes semblent approuver l’électrification des usages… et la pompe à chaleur. Voici l’un des principaux enseignements de l’édition 2025 de l’étude de l’Observatoire international climat et opinions publiques menée par EDF et Ipsos-BVA à l’été dernier auprès de 23.500 personnes réparties sur les cinq continents.

Interrogées sur leur perception des enjeux de transition énergétique, ces dernières confirment "un consensus mondial sur l’existence du changement climatique", toutefois couplé à "une stagnation de climato-scepticisme". Retour sur les chiffres-clés de cette enquête.

65 % des Français soutiennent l’électrification des usages

La hausse du mercure et la multiplication des canicules sont logiquement les deux facteurs les plus convaincants du réchauffement de la planète. Pour autant, seulement 40 % des sondés se disent très préoccupés par le phénomène, quand ce chiffre tombe à 28 % des Européens et 29 % des Français.

Face à une planète qui se détraque, nos compatriotes plébiscitent à 65 % l’électrification des usages comme solution de remplacement à la combustion des énergies fossiles, responsable des émissions de gaz à effet de serre.

"Ce soutien repose en partie sur son rôle dans la lutte contre le changement climatique, salué par 64 % des Français et Européens, et 72 % au niveau mondial", précise l’étude Obs’Cop, soulignant au passage que presque 1 Français sur 5 (17 %) n’a pas d’opinion sur le sujet, "ce qui souligne un besoin important de sensibilisation".

61 % pensent devoir déménager à cause des chaleurs suffocantes

Dans le même temps, 73 % des personnes interrogées dans l’Hexagone déclarent avoir déjà été impactées par les canicules et 20 % pensent qu’ils seront contraints de déménager dans les 10 ans qui viennent, particulièrement, pour 61 % d’entre eux, à cause des chaleurs suffocantes.

Dans ce contexte d’adaptation au réchauffement planétaire, les entreprises sont identifiées comme jouant un rôle non négligeable, bien qu’elles ne parviennent pas toujours à convaincre des actions qu’elles mettent en œuvre.

À l’inverse, les fournisseurs d’électricité sont perçus comme étant les acteurs les plus engagés en faveur de la transition écologique : plus d’un Français sur deux (55 %) reconnaît leurs efforts en la matière.

6,5 millions de Pac installées en France

En vue de décarboner leur chauffage, nos compatriotes propriétaires envisagent en premier lieu la pompe à chaleur comme système alternatif dans le cadre d’un projet de rénovation.

Selon l’enquête d’EDF et Ipsos-BVA, les deux tiers (67 %) savent ce qu’est une Pac, ce qui se vérifie dans le taux d’équipement issue de l’étude de marché 2025 de l’EHPA (Association européenne de la pompe à chaleur)

"La France est, de loin, le pays européen comptant le plus grand nombre de Pac installées (6,5 millions en 2024), suivi par l’Italie (4,2 millions). Rapporté au nombre de foyers, ce sont en revanche les pays nordiques (Norvège, Finlande et Suède) qui présentent les taux d’équipement les plus élevés", 60 % des ménages scandinaves affirmant se chauffer à l’aide d’une Pac.

Les incitations financières à l’achat d’une Pac, premier critère pour 72 % des Français

Trois arguments sont susceptibles d’inciter les Français à sauter le pas de la pompe à chaleur : sans surprise, les incitations financières à l’achat arrivent en tête pour 72 % d’entre eux, suivies de très près par la perspective de réaliser des économies sur leurs factures d’énergie (71 %), puis, beaucoup plus loin derrière, par la possibilité d’assurer à la fois le chauffage et la climatisation du logement (39 %).

D’après l’étude, la pompe à chaleur réduirait jusqu’à 50 % le coût du chauffage d’un ménage et permettrait, entre autres grâce à un taux de TVA réduit à 5,5 %, d’être rentable "en moins de cinq ans, voire dès la première année pour les ménages les plus modestes". Elle bénéficie aussi et surtout d’un large soutien des pouvoirs publics, désireux de trouver un débouché à la surabondance d’électricité produite dans l’Hexagone.


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