L'inflation énergétique conduit les Français à moins se chauffer, pointe une étude

Par   Corentin PATRIGEON

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Publié le 4 septembre 2026
© iStock/Vlad Yushinov
Illustration d'un radiateur dans un logement.
EN CHIFFRES. Une enquête de l'institut OpinionWay pour Anker Solix, le spécialiste du stockage solaire plug-and-play pour balcon, montre que les trois quarts des Français interrogés ont déjà modifié leurs habitudes de consommation énergétique depuis deux ans.

Le niveau de prix des énergies continue à inquiéter nos compatriotes, qui ont de fait déjà réalisé des arbitrages dans leurs habitudes de consommation. C'est ce que confirme une étude réalisée en juin par l'institut OpinionWay auprès d'un millier de Français pour le compte d'Anker Solix, le spécialiste du stockage solaire plug-and-play pour balcon, et dont voici les chiffres essentiels à retenir.

59 % des Français baissent le chauffage ou réduisent l'usage de la climatisation

Un tarif élevé de l'électricité semble désormais avoir été acté par de nombreux ménages dans leur quotidien. D'après le sondage, 72 % des personnes interrogées déclarent de fait avoir modifié leurs habitudes de consommation au cours des deux dernières années.

Dans le détail, 59 % ont choisi de baisser le chauffage ou de réduire l'usage de la climatisation, quand 33 % décalent leurs usages énergivores en pleine nuit pour profiter des tarifs heures creuses. Au sein des foyers dont les revenus mensuels sont inférieurs à 2.000 €, cette proportion monte à 77 %.

71 % ne font plus confiance aux politiques publiques énergétiques

Des ajustements qui peuvent cependant impacter le confort thermique ainsi que la qualité de vie. OpinionWay indique que 74 % de nos concitoyens se disent préoccupés par de potentielles futures hausses tarifaires, dans un contexte où 71 % ne font plus confiance aux politiques publiques énergétiques pour garantir la stabilité des prix sur le long terme.

"Le marché de l'autoproduction en France n'est pas un marché de convaincus à reconvaincre. C'est un marché de curieux qui attendent d'être informés", décrypte Kelvin Cao, président-directeur général Europe d'Anker Solix.

"Sept Français sur dix ne font plus confiance aux politiques énergétiques pour stabiliser leurs prix, et pourtant 82 % ont une motivation réelle à agir. Ce paradoxe est le signe d'un marché en transition, pas d'un marché bloqué."

La batterie de stockage à domicile n'est citée que par 7 % des sondés

Plus de 8 sondés sur 10 affirment effectivement être motivés pour investir dans une solution d’autoproduction à domicile, d'abord pour diminuer leurs factures, ensuite pour devenir indépendants sur le plan énergétique, et enfin pour se protéger des variations de prix. L'enquête d'opinion fait pourtant état d'un "écart saisissant" sur les technologies envisagés.

"La batterie de stockage à domicile, qui permet de conserver l’électricité produite en journée par des panneaux solaires, ou de stocker l’électricité du réseau lorsqu’elle est moins chère, pour l’utiliser plus tard, notamment le soir ou lors des pics de consommation, n’est citée que par 7 % des répondants", peut-on lire.

20 % déplorent le manque d'information sur les produits disponibles

Nonobstant le coût et l’adaptation du logement que l'installation de tels systèmes implique, d'autres freins ont été identifiés par l'étude. Le manque d'information sur les produits disponibles est ainsi cité par 20 % des répondants, et par 31 % des 18-24 ans.

"Cette génération est pourtant la plus mobilisée : 90 % envisagent au moins une mesure pour réduire leur facture, et 17 % pourraient installer des panneaux solaires sur leur balcon, soit deux fois plus que la moyenne", relève le document.

58 % souhaiteraient s'inspirer de leur voisin autoproducteur d'électricité

L'enquête souligne enfin "le signal le plus révélateur", à ses yeux : "Si un voisin leur annonçait qu'il produit sa propre électricité, 58 % des Français répondraient qu'ils voudraient savoir comment il fait". Une proportion qui retombe à 44 % parmi ceux qui ne se disent pas encore prêts à franchir le pas.

"La priorité n'est pas de réduire le prix des solutions, c'est de les rendre compréhensibles", conclut Kelvin Cao.


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