Transition du bâtiment : ce qu'il faut retenir du livre blanc dévoilé sur Batimat

Par   Corentin PATRIGEON

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Publié le 8 octobre 2026
© Plan Bâtiment Durable
Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Durable, lors de la présentation du livre blanc "Habiter la France en 2050" sur Batimat.
RÉFLEXION. Le Plan Bâtiment Durable et le Club de l'amélioration de l'habitat ont présenté les grandes lignes de leur livre blanc "Habiter la France en 2050", censé nourrir les programmes présidentiels en vue de 2027. Le document liste une dizaine de mesures.

Comment nos concitoyens vont-ils "habiter la France en 2050" ? C'est l'intitulé du livre blanc dévoilé par le Plan Bâtiment Durable et le Club de l'amélioration de l'habitat sur l'édition 2026 de Batimat. Compilant les grands enseignements de la concertation nationale "Transformons ensemble le bâti existant à l'horizon 2050 !" qui s'est tenue pendant presque un an, le document part du constat que le parc doit être transformé "en levier de performance, de cohésion sociale et de qualité de vie".

Un objectif que le pays peut atteindre, puisqu'il en aurait "les moyens", mais qu'il lui manquerait pour l'heure "un cap", ainsi que la mobilisation de "ses énergies et ses talents". Piloté par 42 organisations de la filière du bâtiment auprès de 200 contributeurs dans une dizaine de régions, le livre blanc se présente comme "une feuille de route opérationnelle pour les 25 prochaines années", et est censé nourrir les programmes présidentiels en vue de l'élection de 2027.

Pour ce faire, il se fonde sur trois piliers : "remettre le patrimoine en mouvement, redonner confiance aux Français pour transformer leur habitat et rendre le logement accessible". D'après le président du Plan Bâtiment Durable, Philippe Pelletier, "cette transformation nécessaire représente une opportunité historique : mieux répondre aux besoins des Français, créer un nouveau choc d'offre fondé sur l'existant, renforcer l'attractivité des territoires, préserver la valeur du patrimoine et réduire durablement le poids du logement dans le budget des ménages".

Mieux utiliser les bâtiments qui existent déjà

Vaste programme pour lequel une dizaine "d'engagements" sont pris. D'abord, les auteurs entendent "dépasser la seule priorité de production de logements neufs et viser une meilleure utilisation de ceux qui existent déjà", tout en faisant du bassin de vie le nouvel échelon de réflexion et en passant d'une logique de parcelle à celle "d'écosystème territorial". Ils comptent aussi relever le défi de "l'habitabilité" en conciliant "les mesures d'adaptation aux évolutions climatiques, environnementales et sociétales".

Dans le même registre, ils plaident pour développer "de nouveaux relais et compétences qualifiées pour rassurer, motiver et accompagner les maîtres d'ouvrage dans la transformation du patrimoine dans la durée". Cette dernière devra de surcroît être mise en œuvre par "un maillage d'opérateurs globaux formés pour intégrer diagnostic, ingénierie, financement, réalisation, exploitation et évaluation des résultats". Le livre blanc propose en outre de piloter les futures politiques de l'habitat avec un indicateur : la part des ressources des ménages consacrée à leur logement.

Alors que les finances publiques sont plus que dans le rouge, il est également suggéré de mettre à profit "la valeur intrinsèque accumulée dans le patrimoine immobilier lui-même" afin de "soutenir durablement l'investissement en matière de rénovation immobilière". D'autres pistes, comme la mobilisation de l'épargne et des actifs liquides privés, sont mises sur la table. Adressé à l'ensemble des présidentiables, le document sera diffusé dans les prochains mois auprès des acteurs locaux publics et privés, ainsi qu'à l'occasion des évènements de la profession.


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