Réélu à la tête de la Capeb, Jean-Christophe Repon demande à l'État d'adopter "un réflexe TPE"
Et c'est reparti pour un troisième mandat de trois ans : le conseil d'administration de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) a renouvelé le 23 avril le président sortant, Jean-Christophe Repon, dans ses fonctions. Dans un communiqué, l'organisation professionnelle indique que "ses deux premiers mandats se sont caractérisés par une progression de la reconnaissance du rôle et de la place des TPE du bâtiment dans le débat public".
Le dirigeant réélu a confirmé maintenir cet objectif pour son dernier mandat, qui débute dans un contexte économique difficile. "L'activité des entreprises artisanales du bâtiment reste orientée à la baisse ce trimestre, sans véritable inflexion de tendance depuis 10 trimestres. Le recul est généralisé et touche l'ensemble des régions et des métiers", génie climatique inclus. L'inflation des matières premières et des énergies renchérit inévitablement les coûts des entreprises et pèse sur leur trésorerie, le secteur ayant déjà perdu 30.000 postes depuis deux ans.
La guerre en Iran, "la crise de trop" pour les artisans du bâtiment
Pour la Capeb, la guerre en Iran est "la crise de trop", bien qu'elle salue les dernières annonces gouvernementales en la matière, dont la mise en place d'une mesure compensatoire sur le GNR (gazole non routier) pour les TPE du bâtiment et d'un observatoire des prix. Sa direction profite néanmoins de la réélection de Jean-Christophe Repon pour pousser "un plan de sauvegarde de l'artisanat du bâtiment" composé d'une quinzaine de mesures, telle que la généralisation du taux réduit de TVA à 5,5 % sur l'ensemble des travaux de rénovation.
Considérant que les TPE du bâtiment sont "les oubliées des politiques publiques" alors qu'elles constituent "la colonne vertébrale de notre économie", le président de la Capeb appelle les pouvoirs publics à adopter "un réflexe TPE" dans chacune de leurs décisions. La confédération, qui compte 62.000 adhérents et souffle en 2026 sa quatre-vingtième bougie, plaide pour que les très petites entreprises bénéficient de dispositifs spécifiques dans la loi et la réglementation, et que leur rôle économique soit reconnu.
Jean-Christophe Repon persiste et signe : les TPE "représentent l'immense majorité du secteur et en assurent la vitalité au quotidien", ce qui justifierait de leur consacrer des décisions adaptées. "La réalité est simple : sans changement structurel, la filière s'enfonce dans une crise durable", conclut-il.
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