Les gaz liquides veulent inscrire le chauffage des régions rurales dans le débat électoral

Par   Corentin PATRIGEON

Actualités
Publié le 2 novembre 2026
© iStock/Animaflora
Une cuve de gaz liquide dans le jardin d'une maison.
POLITIQUE. L'association France Gaz Liquides compile ses propositions dans un manifeste destiné à alimenter les débats en vue des élections présidentielle et législatives.

Il ne s'agirait pas d'oublier les gaz liquides dans la transition énergétique des territoires ruraux : voici le but d'un manifeste fraîchement publié par l'association France Gaz Liquides, qui compile ses propositions destinées à alimenter les débats en vue des élections présidentielle et législatives.

L'organisation, qui représente les acteurs (distributeurs, professionnels du stockage, fabricants...) du butane, du propane, du GPL et de leurs versions renouvelables, défend l'intérêt de ces énergies dans les territoires qui ne sont pas raccordés au réseau de gaz naturel (type biométhane).

Prendre en compte les spécificités des territoires ruraux

Selon elles, de nombreuses régions rurales risquent d'être les laissées-pour-compte du plan d'électrification des pouvoirs publics car "la hausse des usages électriques pose des défis techniques et économiques majeurs". À ses yeux, il serait donc "essentiel" de créer "un mécanisme incitatif à la mise en marché du bioGPL combustible, à l'image de ce qui est fait pour les ENR en réseau comme le biométhane ainsi que dans le secteur des transports". En complément, elle pousse pour "des mesures sectorielles" réparties en cinq axes.

D'abord, France Gaz liquides plaide notamment pour que les caractéristiques des bâtiments ruraux soient prises en compte dans les objectifs de la politique publique de rénovation énergétique – par exemple en distinguant les zones raccordables ou non à un réseau d'énergie –, tout comme les besoins de consommation énergétique devraient l'être dans les documents de planification locaux, comme le Sraddet (Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires) ou le PLUI (Plan local d'urbanisme intercommunal).

Remplacer les chaudières fossiles par leurs alternatives renouvelables

Afin de soutenir la décarbonation des ménages, l'association estime que "l'électrification des usages doit prendre en compte les investissements nécessaires, dans les calculs en coûts d'abattement, du renforcement des réseaux envisagés dans les zones rurales". Les chaudières fioul et GPL installées en milieu rural, elles, devraient être remplacées par des chaudières bioGPL, tandis que le modèle de la chaudière biogaz "doit être préservée dans les territoires n'ayant pas accès aux énergies en réseau".

Elle suggère d'ailleurs d'instituer un taux de TVA réduit sur les chaudières autonomes alimentées en biogaz, et de rendre accessibles les aides à la rénovation thermique (certificats d'économies d'énergie ou MaPrimeRénov') "des bâtiments ruraux aux ménages ruraux". Pour cette filière, l'enjeu consiste également à développer sa production de biogaz liquides.

Elle attend par conséquent un "programme de soutien" à ses nouvelles technologies, et plaide pour flécher l'utilisation des combustibles solides de récupération (CSR) et des déchets ménagers vers la fabrication de molécules liquides. Enfin, dans une logique de préservation des factures d'énergie des consommateurs ruraux, France Gaz Liquides propose, entre autres, d'exonérer de taxes le biopropane.


Actualités

Sélection produits