Confort d’été : le plancher chauffant-rafraîchissant milite pour un système favorisant "l'habitabilité"
Chauffantes l’hiver, rafraîchissantes l’été : les surfaces hydrauliques basse température entendent répondre aux deux faces du confort thermique. Face à la multiplication des épisodes de chaleur, le syndicat Cochebat met en avant une nouvelle notion : celle de l’"habitabilité", autrement dit la capacité à continuer à vivre le plus normalement possible dans son logement lorsque les températures extérieures s’envolent.
Une problématique qui conduit à repenser le rôle des émetteurs de chauffage. En maison individuelle, le plancher chauffant est déjà largement installé. "Plus la température de l’eau est basse, plus le coefficient de performance (Cop) de la pompe à chaleur est élevé", rappelle Laurent Conrard, directeur technique installations sanitaires et chauffage de Rehau.
Selon les données de référence de Cochebat, le plancher chauffant-rafraîchissant permettrait d’améliorer de 40 % la performance des PAC. La solution peut être associée à une unité air/eau réversible ou géothermique. Avec le geocooling, le rafraîchissement peut également exploiter directement la fraîcheur du sous-sol avec une consommation énergétique limitée.
Quatre bénéfices
Cochebat s'appuie notamment sur une étude réalisée par Pouget Consultants en 2022 pour mettre en avant quatre bénéfices : l’absence de mouvements d’air liés au soufflage, de faibles consommations à l’usage, une qualité d’air intérieur préservée et une empreinte carbone réduite. Selon les résultats présentés lors de la conférence, celle-ci serait 4,5 fois inférieure à celle d’une solution de climatisation de référence étudiée.
Un retour d’expérience présenté sur une maison neuve de 190 m², construite sous RT 2012 et livrée en 2023, illustre le fonctionnement recherché. Le rez-de-chaussée est équipé d’un plancher chauffant-rafraîchissant basse température (PCRBT) sous chape anhydrite et l’étage, d’un plafond chauffant-rafraîchissant, sans radiateurs.
Pendant la canicule de juillet 2025, la température intérieure aurait été maintenue entre 23,5 et 24 °C au maximum, avec 66 kWh consommés pour le rafraîchissement pendant le pic de chaleur. L’installation aurait permis, selon les jours, de maintenir un écart de 8 à 12 °C entre températures extérieure et intérieure.
La certification comme preuve du système
Audits, prélèvements et essais permettent ainsi de vérifier la conformité des produits et leur maintien dans le temps. Afnor Certification est elle-même évaluée dans le cadre de son accréditation par le Cofrac. Pour la filière, cette certification constitue également "un moyen de preuve" permettant de démontrer le respect des règles de l’art françaises. Elle vient compléter l’expertise technique portée par Cochebat et sa marque de qualité Certitherm.
Laurent Conrard résume la répartition des rôles : "Cochebat, c’est la voix de l’expertise ; Afnor Certification, le tiers de confiance indépendant". Derrière le confort toutes saisons se dessine ainsi une logique de système : associer des surfaces hydrauliques basse température, une PAC adaptée et des composants dont les performances sont contrôlées. Une combinaison appelée à prendre davantage de place à mesure que le confort d’été devient un enjeu à part entière du logement.
