Les électriciens abondent le plan d'électrification des usages avec leurs propres mesures

Par   Corentin PATRIGEON

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Publié le 20 avril 2026
© iStock/BernardaSv
Le tableau électrique d'un logement.
TRANSITION. Logiquement satisfaits des annonces gouvernementales en matière d'électrification, les intégrateurs électriciens estiment cependant que des mesures complémentaires pourraient être mises en œuvre dans le bâtiment.

Dans la foulée de la présentation du plan d'électrification des usages par le Gouvernement, tout le monde y va de ses propositions pour déployer l'électron. C'est au tour de la FFIE, la Fédération française des intégrateurs électriciens, de se féliciter, sans réelle surprise, de la stratégie des pouvoirs publics. "L'électrification des usages est une ardente nécessité pour notre pays. Elle est au croisement de trois impératifs : la décarbonation, la souveraineté énergétique et la modernisation de nos bâtiments", insiste son président, Pascal Toggenburger.

Les 8.500 adhérents de la fédération, qui s'appuient sur le réseau de la FFB (Fédération française du bâtiment), en profitent pour proposer une batterie de mesures censées développer les installations électriques dans le résidentiel, le tertiaire et l'industrie. Leur activité concerne notamment les automatismes et la GTB (gestion technique des bâtiments), les systèmes d'autoconsommation, le solaire photovoltaïque, l'éclairage, la sécurité électrique, le confort thermique ou encore les réseaux de communication.

Flécher les CEE vers la mise en place de solutions de pilotage

Les intégrateurs électriciens demandent d'abord de flécher les CEE (Certificats d'économies d'énergie) vers la mise en place de solutions de pilotage, tout en renforçant le pilotage des installations électriques déjà installées. Ils préconisent ensuite d'appliquer une TVA de 5,5 % sur les batteries de stockage et de continuer à baisser le coefficient d'énergie de l'électricité.

Pour eux, l'enjeu est aussi d'agir sur le prix de l'électricité en réduisant le niveau de fiscalité pesant sur l'électron, en développant les aides aux artisans et TPE et en lissant les effets de seuil sur les comptages. Les processus de raccordement pourraient aussi être facilités en relevant le seuil à 60 kilovoltampères et en remettant à plat la "segmentation historique" entre < et > 36 kVA.

La FFIE propose par ailleurs de financer les travaux induits de sécurité électrique des installations dans le parc résidentiel et de développer l'hydroélectricité fluviale. Enfin, elle appelle l'État à mieux communiquer sur les vertus proclamées de l'électrification auprès des particuliers comme des professionnels, par exemple en fixant un calendrier assorti d'objectifs d'atteinte et en publiant à intervalles réguliers des baromètres de suivi.


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